Du 30 août au 26 septembre 2020 : Exposition « Nature et Contre Nature »

Une exposition de peintures et de collages d’Annabelle Amory.

Vernissage Jeudi 3 septembre 2020 à partir de 18h.

L’exposition

Qu’ont en commun un cerf, une femme et un livre ? A première vue, pas grand-chose. Pourtant, l’exposition « Nature & Contre Nature » va vous dévoiler à travers son univers onirique une galerie personnages féminins, tantôt hybrides, tantôt réalistes. Toutes ces femmes partagent la même caractéristique : elles ont été découpées dans des pages de livre puis recouvertes de peinture acrylique. Le tableau ne se regarde plus, il se lit, et les caractères inscrits sur les pages de livres deviennent un motif de remplissage au même titre qu’une couleur.

L’artiste

Née en 1988 dans l’Oise, Annabelle dessine, peint et écrit des livres depuis l’enfance. Licence en histoire de l’art et archéologie à Amiens, Master en Sciences de l’Antiquité à Lille, doctorat en archéologie grecque. Cependant, durant ses recherches, elle n’a cessé de peindre et d’exposer.

Les peintures :

La production artistique d’Annabelle est uniquement composée de portraits de femmes. Qu’elle soit nue ou habillée d’un vêtement simple, la femme est ainsi dénuée de tout statut social. Elle n’est ni mère, ni épouse et ne donne aucune information sur sa vie, comme par exemple, son emploi. Le spectateur est alors libre de se raconter sa propre histoire, uniquement aidé par le titre de la toile, en général un prénom féminin.

Plusieurs thèmes se retrouvent alors dans les toiles : reflets, miroirs, masques, métamorphoses et nudité posent alors la question existentielle de la recherche de soi, de sa propre identité, mais aussi de la difficulté à assumer ses propres pensées et son corps. En effet, si certaines de ces filles ont un aspect tout à fait normal, d’autres se confondent avec des animaux et donnent naissance à des créatures hybrides et mythologiques, influencées d’une part par des artistes contemporains comme Hayao Miyazaki et Lewis Carroll, et d’autre part par l’écriture d’une thèse en archéologie grecque sur le rapport entre les femmes et les animaux dans l’Antiquité. Cornes, bois de cerf et pattes de bouc confèrent ainsi à ces figures féminines une virilité et une bestialité réservées d’ordinaire aux mâles. Ces personnages entament alors une transformation qui va les isoler du reste de leur espèce : c’est la différence, le refus de la norme, l’émancipation mais aussi la prise de pouvoir et l’indépendance.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s