Exposition estivale jusqu’au 31 août 2019 : Débris-collages de Marc Albert-Levin

DÉBRIS-COLLAGES DAAD (Dix Ans Après Déjà!)

Après les collages, recollages, racolages et décollages de Zéglobo Zéraphim exposés dans cette même librairie-galerie de la Lucarne des écrivains en 2009, en voici quelques-uns fabriqués au cours des dix années suivantes. Ils sont intitulés : «Débris-collages».

Pourquoi débris ? Parce qu’ils ont été influencés par ma grande amie Sooky Maniquant (1934-2012) dont la maison, à la fin de sa vie, était envahie par les boîtes à œufs et emballages en carton de toutes sortes. Elle rêvait de les intégrer dans des installations ou des œuvres d’art qu’elle n’a malheureusement jamais réalisées.

Le temps qui passe est un dévoreur de souvenirs effaçant même les images les plus précieuses d’une vie. Les textes descriptifs qui accompagnent mes débris-collages ne sont là que pour leur donner un sursis avant le naufrage total dans l’oubli. D’ailleurs, comme on me l’a déjà dit en les voyant pour la première fois : «Pourquoi penses-tu que cela puisse intéresser quelqu’un d’autre que toi ?» J’aimerais seulement que ce soit une incitation pour toute une chacune et tout un chacun d’en faire autant avec les images préférées de sa propre vie, avant que tout disparaisse. Car, ne l’oublions pas, comme l’affichent les magasins au moment des soldes : «TOUT DOIT DISPARAÎTRE».

Ces débris-collages sont pour Zéraphim des prétextes à raconter sa vie. Pourquoi la trouve-t-il si intéressante ? Si vous le rencontrez à la librairie cet été pendant que ses collages sont accrochés, ne lui demandez surtout pas d’explications. Bavard comme il est, vous en aurez pour des heures. Non seulement il écrira ensuite la réponse aux questions que vous lui aurez posées, mais il en profitera pour vous demander de faire un selfie qu’il s’empressera d’intégrer dans un nouveau débris-collage !

En évoquant les graphismes dogons au Mali peints sur des toiles en haut des falaises, dessins incompréhensibles sans les explications de leurs auteurs, cela m’a rappelé quelque chose. Mes premiers textes étaient descriptifs de peintures abstraites. Depuis, je n’ai jamais conçu l’écriture sans images ou les images sans légendes. J’ai toujours rêvé d’une écriture imagée et d’images parlantes. L’écriture sans images m’a toujours parue incomplète. Mes collages, décollages, racolages etc. illustrent de nombreux textes, parfois interminables dont beaucoup sont déjà écrits. On devrait pouvoir, comme un mode d’emploi, les consulter à côté d’eux. Naturellement, les débris-collages qui m’intéressent le plus illustrent des textes encore à écrire !

Marc Albert-Levin, le 11 juillet 2019

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s